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Atelier d'écriture au Moustoir

Prochaines dates : 23 septembre 2022 ; 7 octobre 2022, 18 novembre 2022

Reprise des jeux de carte mardi 13 septembre 2022

Fête bretonne du Moustoir Dimanche 14 août 2022

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Métaphores parallèles

En 2019-2020, le projet « CroisementS » avait permis, à partir de haïkus, d’inspirer les artistes de l’association « Arts en Liberté » pour réaliser une œuvre plastique (peinture ou sculpture). Puis, à partir de ces œuvres, il s’agissait d’inspirer un texte aux participants aux ateliers d’écriture d’Arradon (l’atelier de l’association « Escal » et celui du Comité des Fêtes du Moustoir). Les œuvres et leurs créateurs s’étaient ainsi croisés.

Après « CroisementS », la demande était forte d’un nouveau projet fédérateur. C’est ainsi qu’ont été imaginées les « Métaphores parallèles ».

Comme le dit en substance la géométrie, les parallèles sont des lignes droites qui ne se croisent jamais ou, pour la géométrie non euclidienne, qui finissent par se croiser, mais seulement quand l’infini est atteint. Quant aux métaphores, ce sont des images pour désigner un objet en le remplaçant par un autre. C’est un procédé utilisé par les poètes principalement. Ainsi dans le poème de « La Légende des Siècles » intitulé « Booz endormi », Victor Hugo, pour désigner la Lune, parle d’une « faucille d’or ». Mais s’il dit simplement « faucille d’or », comment savoir qu’il parle de la Lune ? Alors il écrit « cette faucille d’or dans le champ des étoiles ». Il emploie donc une deuxième métaphore, « le champ des étoiles » pour désigner un ciel de nuit. Et on comprend immédiatement que Victor Hugo nous parle de la Lune. Mais parfois (et même souvent), les poètes s’amusent à nous perdre et leurs métaphores laissent ouvert le champ de notre compréhension. C’est ce qui fait de la poésie une conversation intime entre le poète et son lecteur. Dans un poème comme dans une conversation, chacun y trouve son compte… ou pas.

Dans un recueil de poèmes, « Ralentir travaux », Paul Éluard écrit : « Le poète est celui qui inspire, bien plus que celui qui est inspiré. » Nous sommes donc partis de métaphores, de vingt-huit métaphores de poètes, pour voir ce qu’elles pouvaient inspirer aux plasticiens de « Arts en Liberté », aux « écrivants » des ateliers d’écriture d’Arradon, et nous avons sollicité également les photographes de l’association « Contrastes ». Chacun a choisi une métaphore et a travaillé en parallèle pour créer un texte, une peinture ou sculpture, une photographie ou un collage. Le résultat de ces « métaphores parallèles » a donné lieu à une exposition, un spectacle et à ce livre. Beau, ambitieux et modeste.

Olivier Mayer, atelier d’écriture du CFM

Le livre est en vente au prix de 12 €